| TIBET – Le Temps presse… |
|
|
|
| Écrit par Webmaster | |||||
| 05-03-2010 | |||||
Page 1 sur 3 Le Tibet est, historiquement, un pays indépendant depuis l'an 127 avant J.C. Surnommé « le Toit du Monde », sa situation géographique l'a longtemps tenu à l'écart des affaires du monde. En 1949/50, la Chine, en lançant contre le Tibet son Armée populaire de Libération, a enclenché un processus d'assimilation au communisme de cette ancienne civilisation. L'invasion, puis l'occupation du Tibet, constituent des actes d'agression perpétrés en violation du Droit international. La Chine dit « avoir libéré le Tibet du joug de l’impérialisme anglo-américain ». L'ONU a adopté trois résolutions sur le Tibet en 1959, 1961 et 1965, dénonçant la privation des droits et des libertés fondamentaux du peuple tibétain, et notamment de son droit à l'autodétermination. Mais, à ce jour, ces textes sont restés lettre morte. Vous pouvez télécharger, utiliser, diffuser ce document sous quelque forme que soit sans aucun souci de copyright en cliquant ici
Découpage administratif arbitraire : Le Tibet historique est constitué de trois provinces : l'U-Tsang, le Kham et l'Amdo, représentant ensemble une superficie de 3,8 millions de km2. Mais, aujourd'hui, la superficie du Tibet a été réduite de moitié : en 1955, l'Amdo est rebaptisé Qinghaï et une partie importante du Kham est intégrée aux provinces chinoises voisines du Gansu, du Sichuan et du Yunnan. En septembre 1965, ce qui restait du Tibet, soit l'U-Tsang et une petite partie du Kham, recevait des autorités chinoises le nom de « Région Autonome du Tibet ». Désormais, lorsque la Chine parle du Tibet, c'est à cette seule région qu'elle fait référence. Or, au lieu de fournir ces vraies informations, depuis 2008, la Chine accuse le Dalaï Lama de réclamer le « Grand Tibet » ou encore, un quart du territoire chinois ! Transferts de populations : Une enquête menée par l'Administration en exil a révélé que, de 1951 à 1978, plus de 1,2 million de Tibétains ont péri du fait de l'occupation chinoise. De plus, le transfert des populations Han au Tibet menace l'existence même de la nation tibétaine. En 2001, la Chine a lancé un projet de développement de l'Ouest comprenant la construction d'une voie ferroviaire de Golmud (en tibétain : Gormo) à Lhassa, aujourd'hui ouverte. Tous ces projets visent à accentuer le déséquilibre démographique et à marginaliser davantage le peuple tibétain. Actuellement, on compte au Tibet 5,5 millions de Tibétains pour plus de 7,5 millions de Chinois. Mais les autorités de Pékin, dont on connaît la fiabilité des statistiques, ne fournissent que les chiffres des populations tibétaines de la seule « Région autonome du Tibet ». Emprisonnements politiques : Toute activité politique, même pacifique, est considérée comme le plus grave des crimes. Elle est sanctionnée par des peines allant jusqu'à l'emprisonnement à vie, voire par la peine de mort. Au 31 décembre 2009, on dénombrait plus de 1500 prisonniers politiques au Tibet (voir : www.tchrd.org). Leurs crimes : détenir une photo du Dalaï-Lama, brandir le drapeau tibétain et crier "Tibet libre" lors de manifestations pacifiques, coller des affiches, traduire et répandre le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ou parler de la situation des Droits de l'Homme avec des étrangers. Parmi les prisonniers figure Tenzin Delek Rinpotché, un dignitaire religieux de 54 ans arrêté en avril 2002 pour "conspiration ayant causé une série d'explosions" et condamné à la perpétuité, ainsi que le XIème Panchen-Lama Gendhun Choekyi Nyima, détenu en un lieu tenu secret depuis 1995 date de sa reconnaissance à l'âge de 5 ans, par le Dalaï Lama. En mars 2008, la répression armée chinoise contre les manifestants civils, qui a fait 228 morts, 1294 blessés et 5600 arrestations, 334 condamnations (dont 4 ont été exécutées en octobre 2009 même si le gouvernement chinois n’en a admis que 2), 990 disparitions chez les Tibétains, a démontré une fois de plus un déni total de liberté. Sans le dire, la loi martiale reste en vigueur et tout le territoire tibétain est fermé aux voyageurs ou aux journalistes indépendants. Destruction d'une culture : Avant son invasion, le Tibet comptait 6 000 monastères et monuments historiques. En 1979, à l'exception de 13 d'entre eux, tous étaient en ruines. Depuis 1979, les Tibétains sont autorisés à reconstruire certains monastères. Cependant, l'étude et la transmission du bouddhisme y sont sévèrement contrôlées. De plus, le nombre de moines que chaque monastère peut accueillir est limité. En 1996, la Chine a lancé la campagne de "rééducation patriotique" dans les monastères et couvents au Tibet. De 1996 à 2001, 20 000 religieux ont été chassés de leurs monastères. En 2001, les autorités chinoises ont expulsé 6000 religieux tibétains après avoir détruit leur monastère ( Serthar ). La politique démographique et culturelle mise en place par les autorités au Tibet, visant à terme à assimiler le peuple tibétain, constitue un "génocide culturel". En septembre 2007, l’administration chinoise des affaires religieuses a publié un document intitulé « Ordre n° 5 » contenant 14 articles relatifs aux mesures réglementaires sur la réincarnation des "Bouddhas vivants" du bouddhisme tibétain. Cela confirme la détermination des autorités communistes à s’immiscer dans les affaires religieuses des Tibétains et, ainsi, à en contrôler toute la structure. La restriction des pratiques religieuses a été encore renforcée suite aux manifestations anti chinoises de mars-avril 2008. |
|||||
| Dernière mise à jour : ( 09-03-2010 ) | |||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|






















